Axes de développement pour les loisirs des Franciliens (Avril 2015)

En 2012-2013, le CRT avait réalisé une première étude afin de dresser un panorama assez large des loisirs des Franciliens. Dans cette nouvelle enquête, réalisée par IPSOS, qui vise à recueillir davantage d’informations  sur les profils et comportements de consommation des Franciliens en matière de loisirs ainsi que sur les flux de déplacements liés aux activités pratiquées au sein de la région, on retrouvera bien sûr certains éléments révélés lors de la précédente étude. Et notamment le dynamisme des habitants d’Ile-de-France puisque 95% ont pratiqué des loisirs au cours des 12 derniers mois et que ces derniers sont nombreux et diversifiés, avec un nombre moyen d’activités s’élevant à 8,5. Les valeurs clés des Franciliens : profiter de leurs proches et de la vie, avec une attitude vis-à-vis des loisirs aspirant à un comportement malin et à une organisation la plus fluide possible. Des Franciliens qui se montrent également soucieux de leur santé et de leur bien-être et tiennent à être rassurés sur les détails pratiques de leurs activités. On voit également se dessiner les principaux freins à la réalisation des loisirs : le coût et l’affluence sur les lieux de pratique.

Descriptif


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Les pratiques des Franciliens en 10 points clés

1. Quelles activités pour quel type de pratique ?

2. Qui sont les Franciliens pratiquant des loisirs ?

3. Quelles sont les modalités de pratique ?

4. Où se pratiquent les activités de loisirs ?

5. Quelle perception de l’offre de loisirs de la région ?

Les pratiques des Franciliens en 10 points clés

Restaurants
  1. Une grande variété de loisirs et un taux élevé d’activités pratiquées
  2. Un budget moyen important consacré aux loisirs mais une stabilité envisagée dans l’année à venir
  3. Priorité donnée à la proximité dans l’organisation des activités de loisirs
  4. Pour les activités qui le nécessitent, des réservations en majorité effectuées par Internet
  5. Des groupes d’individus aux profils identifiés comme moteurs en termes de consommation, pour des occasions de loisirs multiples
  6. Des non-pratiquants qui justifient leur statut d’abord par des motifs financiers, avant la question du choix et de l’envie
  7. Malgré un fort attrait de la capitale et une priorité donnée à la proximité : des flux de déplacements notables pour certains types de loisirs comme les sorties ou les loisirs culturels
  8. Un dispositif de dézonage du forfait Navigo qui incite les Franciliens à la découverte des loisirs de leur région
  9. Une bonne perception de l’offre régionale et une perception plus hétérogène de l’offre départementale
  10. Plus de la moitié des Franciliens « ambassadeurs » de la destination et un taux de recommandation de l’offre de loisirs de la région supérieur à 90%.


1. Quelles activités pour quel type de pratique ?

Cinema

Grande variété des activités de loisirs

Comme lors de l’étude précédente, on constate que les Franciliens sont particulièrement actifs : 95% d’entre eux ont en effet pratiqué au moins une activité de loisirs durant les 12 derniers mois. Il s’agit avant tout de sorties (pour 94%), de loisirs culturels (82%), de sports (65%) et de loisirs créatifs (26%).
Peu de changements notables dans les activités les plus pratiquées : plus de la moitié des Franciliens sortent dans les restaurants et dans les bars, vont au cinéma, font du shopping et se baladent dans les parcs, jardins et forêts. Le sport le plus populaire reste la natation.


Et d’après vous…


Les jeunes pratiquent plus de loisirs ?

Vrai !

Les 25-34 ans sont ceux qui pratiquent le plus d’activités et le taux de pratique diminue avec l’âge. Certains loisirs sont aussi très spécifiques à certaines tranches d’âge (comme la vie associative et le bénévolat qui apparaissent à partir de 55 ans ou les concerts et les festivals pour les 18-34 ans).

Le cinéma est le loisir préféré des Franciliens ?

Vrai et faux…

Le cinéma est l’activité préférée de plus d’1 Francilien sur 10. Cependant aucun loisir ne remporte clairement la préférence d’une majorité : les goûts des Franciliens sont éclectiques.

Les foyers avec enfants pratiquent davantage d’activités ?

Vrai !

Les foyers avec enfants pratiquent 9,2 loisirs en moyenne tandis que les foyers sans enfant affichent un nombre moyen d’activités de 7,9. Pour les premiers, il s’agit logiquement avant tout de loisirs à partager en famille comme les sorties en parcs d’attractions, la natation ou la visite de zoos, fermes, aquariums.

Les loisirs pratiqués par les hommes sont très différents de ceux que pratiquent les femmes ?

Faux !

Les activités sont globalement similaires selon le genre. Seuls quelques loisirs apparaissent comme plus « masculins » tels le cyclisme ou le fait d’assister à des évènements sportifs et d’autres plus « féminins » comme le shopping, la natation ou les sorties en médiathèques.

Les loisirs le plus souvent pratiqués sont les sorties ?

Faux !

Ce sont les sports qui sont pratiqués le plus régulièrement et notamment la gymnastique/musculation, les arts martiaux/boxe, la danse et le jogging. 


Un taux élevé d’activités pratiquées

Shopping

Les Franciliens pratiquent un nombre moyen de loisirs important avec 8,5 activités réalisées en moyenne sur les 12 derniers mois. Ils varient davantage les types de sorties (4,2 loisirs en moyenne) que les loisirs culturels (3,2 loisirs) ou les sports (2,4 loisirs). Les activités les moins diversifiées appartiennent aux loisirs créatifs (1,3 en moyenne) qui sont aussi les disciplines les moins pratiquées. Les enfants ont un nombre moyen de loisirs de 6,4 soit un niveau d’activités similaire à celui des 75 ans et plus, les moins pratiquants des adultes (6,3 loisirs en moyenne). Comme évoqué plus haut, ce sont les 25-34 ans qui pratiquent le plus de loisirs (9,8 en moyenne). Avec un taux de pratique de 9,6 activités, les foyers appartenant aux catégories socio-économiques supérieures sont très actifs.

Stabilité envisagée du budget loisir dans l’année à venir

Monuments

Les Franciliens consacrent en moyenne 91€ par mois à leurs loisirs réguliers et 74€ aux activités qu’ils réalisent de façon plus ponctuelle soit un budget global de 165€ par mois et par foyer. Par rapport à l’année précédente, près de la moitié (44%) considèrent leur budget stable tandis que les sommes dépensées sont jugées en hausse par 29% et en baisse par 27%. Cependant, quand ils sont interrogés sur l’évolution de leur budget moyen dans le futur, la part des Franciliens qui envisagent des dépenses stables augmente (52%), tandis que les foyers prévoyant un budget en baisse sont légèrement plus nombreux que ceux qui anticipent une hausse (respectivement 25% et 23%).


Budget mensuel moyen : 165 €

 

Loisirs réguliers

Loisirs ponctuels

91 €

74 €


Priorité donnée à la proximité

Natation

D’une manière générale, le prix est un critère de choix aussi important que les horaires ou le temps de trajet, mais c’est la proximité (du domicile, du travail) qui est le principal critère d’organisation des loisirs. Pour préparer ses activités, on recherche de l’information dans 29% des cas, en majorité auprès de sites Internet de réservation de sorties (30%) et de prestataires de loisirs (28%). Le recours aux Offices de Tourisme, aux Comités Départementaux ou au Comité Régional du Tourisme intervient à hauteur de 12%. Près d’1 Francilien sur 10 recherchant de l’information (9%) consulte les réseaux sociaux, 8% les Mairies et 7% les Comités d’Entreprises.

Des réservations le plus souvent effectuées via Internet

Expositions

Pour les activités nécessitant une réservation (il s’agit de 16% des occasions de loisirs), les Franciliens s’adressent le plus souvent directement aux prestataires de loisirs (pour 34%) et aux sites Internet de réservation de sorties (20%), devant les Comités d’Entreprises (11%). Internet est utilisé dans 52% des cas devant le téléphone (25%) et le fait de se rendre sur place (16%).


2. Qui sont les Franciliens pratiquant des loisirs ?

Parcs d'attractions

Plusieurs groupes de Franciliens pratiquant des activités de loisirs ont été identifiés, selon la dimension de sociabilité attribuée aux loisirs et l’utilisation ou non de leurs activités comme moyen d’affirmer leur statut. Se détachent ainsi 7 groupes d’individus dont le potentiel en termes de consommation de loisirs est variable.

Fêtes et  manifestations locales

Les profils les plus moteurs correspondent aux « citadins hyperactifs » et aux « familles hyperactives ».

  • Les citadins hyperactifs (13% des individus) : il s’agit plus souvent de femmes, CSP+ ; ce sont des Parisiens curieux, socialement impliqués et qui sont de gros consommateurs (14,7 loisirs en moyenne), notamment de sorties (100% ont effectué au moins une sortie durant les 12 derniers mois) et de loisirs culturels (99%). Ils ont un budget loisirs supérieur à la moyenne en particulier pour les loisirs réguliers et sont les plus ambassadeurs de la région.
  • Les familles hyperactives (6%) : curieuses et informées, davantage CSP+ et très équipées en appareils numériques, elles sont, avec 16,9 activités pratiquées en moyenne, sur-consommatrices de tous les types de loisirs (particulièrement les loisirs créatifs et sportifs). Les enfants étant également sur-consommateurs, le budget loisirs de ces familles est le plus élevé de tous et elles sont plus nombreuses à envisager une hausse de leurs dépenses d’ici 1 an.

 

Les profils avec un certain potentiel sont au nombre de trois :

  • Les jeunes frustrés (26%) : plutôt ambivalents (ils aiment les loisirs à la mode mais il leur arrive souvent de s’ennuyer), ils sont technophiles et davantage CSP-. Ils pratiquent moins de loisirs que la moyenne (6,6) même si leur budget est comparable. Ils se distinguent par une pratique plus importante des sorties en discothèque/clubbing.
  • Les familles dévouées à leurs enfants (16%) : actives mais souhaitant l’être davantage, elles sont moins parisiennes et plus résidentes de Grande Couronne. Par rapport à leur poids dans la population, ce sont de moindres consommatrices au global mais les enfants sont en revanche sur-consommateurs : ces familles pratiquent plus de loisirs culturels et davantage de loisirs tournés vers les enfants. Elles figurent par ailleurs parmi les groupes les moins ambassadeurs de la région.
  • Les jeunes branchés (6%) : ils sont jeunes, CSP-, technophiles et à la recherche de nouvelles tendances et de nouveautés. Leur pratique de loisirs est dans la moyenne, mais ils se distinguent par un budget plus important consacré aux loisirs ponctuels et sont davantage ambassadeurs de la région.

Les profils les moins porteurs correspondent aux 2 groupes de retraités :

Médiathèques
  • Les retraités paisibles (18%) : à la recherche de tranquillité, ce sont les moins consommateurs (4,6 loisirs en moyenne), avec un budget loisirs nettement inférieur à la moyenne que ce soit pour les loisirs réguliers ou ponctuels. Ce sont par ailleurs les moins ambassadeurs de la région.
  • Les retraités « socialites » (15%) : des personnes âgées et inactives mais occupées et socialement impliquées ; ces retraités sont de moindres consommateurs (6,8 loisirs en moyenne) et sont plus nombreux à envisager une baisse de budget d’ici 1 an. Ils se distinguent par une pratique plus importante du bénévolat.

Et alors, qui sont les plus…

Et les non-pratiquants ?

Seuls 5% des Franciliens n’ont pratiqué aucun loisir au cours des 12 derniers mois. Pour près d’un tiers (31%) il s’agit d’une question de choix et d’envie. Mais pour une proportion légèrement plus importante (35%), la raison invoquée a trait à des motifs financiers. Viennent ensuite les motifs liés à la santé ou au handicap, pour 20%. Puis ce sont des arguments d’ordre organisationnel qui sont cités : accessibilité (10%), affluence (7%), difficultés d’organisation (5%), impossibilité de faire garder les enfants (1%). La part des Franciliens déclarant ne rien avoir trouvé qui leur corresponde est de 7%. Les non-pratiquants sont un peu plus âgés que les personnes ayant des activités de loisirs et ont moins souvent d’enfants au sein de leur foyer. Ils sont également moins issus des CSP+ et résident depuis plus longtemps en Ile-de-France.

  • Agés ? Les retraités « socialites »
  • Célibataires ? Les citadins hyperactifs et les jeunes frustrés
  • Equipés de smartphones ? Les jeunes branchés
  • Equipés de voitures ? Les familles dévouées à leurs enfants et les familles hyperactives
  • CSP+ ? Les familles hyperactives juste devant les citadins hyperactifs
  • Parisiens ? Les citadins hyperactifs
  • Consommateurs de loisirs ? Les familles hyperactives
  • Dépensiers au global ? Les familles hyperactives
  • Dépensiers pour les loisirs ponctuels ? Les familles hyperactives, juste devant les jeunes branchés
  • Satisfaits de l’offre de loisirs de la région ? Les jeunes branchés
  • Ambassadeurs de la région ? Les citadins hyperactifs, juste devant les jeunes branchés


3. Quelles sont les modalités de pratique ?

Modalités

On constate traditionnellement que les activités de loisirs diffèrent selon des préférences liées à l’âge, au genre, à la présence d’enfants ou encore au niveau de vie. Cependant, les objectifs (ou besoins) assignés aux loisirs sont aussi multiples pour un même individu puisqu’ils varient fortement en fonction de l’occasion à laquelle ils sont pratiqués. 7 occasions de loisirs ont ainsi été identifiées notamment en regard de la dimension sociale des activités et de l’épanouissement recherché (plutôt d’ordre intellectuel ou physique). 7 types d’occasions de loisirs spécifiques

Ayant identifié ces 7 occasions de consommation de loisirs, il convient maintenant de prendre en compte les individus afin de comprendre quelles sont les occasions de loisirs correspondant aux différents profils de Franciliens.

Ce qui permet de constater que :

31% des activités auxquelles se consacrent les jeunes branchés sont des activités de type « se dépenser » et ce sont d’ailleurs eux qui se consacrent le plus à cette sorte de loisirs. 17% des occasions ont pour objectif de partager un moment avec leurs proches, tandis que dans 14% des cas, il s’agit plutôt de s’aérer à proximité ou, dans une proportion comparable, de sortir.

Près du quart (23%) des occasions de loisirs des jeunes frustrés sont liées à « se dépenser » et ils sortent également plus souvent que les autres (19%). Il s’agit ensuite de partager un moment avec leurs proches (17%) et de s’aérer à proximité (16%). Même si c’est une occasion de loisir minoritaire, 10% des activités des jeunes frustrés consistent à « faire des rencontres autour d’une activité commune ».

Les 2 principales occasions de loisirs des retraités paisibles sont liées au fait des’aérer à proximité (24%) ou de sortir (19%), 2 activités qu’ils pratiquent davantage. Ils cherchent ensuite à se dépenser pour 17%.

Cette dernière activité est celle qui est la plus souvent pratiquée par les retraités « socialites » (20% des occasions). Il s’agit ensuite surtout de s’aérer à proximité (17%) et de se cultiver (16%, ce qu’ils font plus souvent que les autres).

Les occasions de loisirs des familles dévouées à leurs enfants sont moins diversifiées : dans un quart des cas environ (27%) il s’agit de s’aérer à proximité, de se dépenser dans une proportion comparable (25%) et dans 20% des cas, de partager un moment avec ses proches.

21% des activités des citadins hyperactifs sont liées à se dépenser, 19% à se cultiver (ce qui font d’eux les Franciliens qui se consacrent le plus à cette « occasion de loisirs ») et 16% à partager un moment avec leurs proches.

Pour les familles hyperactives, 30% des occasions de loisirs sont liées à partager à un moment avec leurs proches : ce sont donc eux qui, parmi les Franciliens, y consacrent le plus de temps. Ils cherchent ensuite à se dépenser (22%), à se cultiver (15%) et à s’aérer à proximité (14%).

 4. Où se pratiquent les activités de loisirs ?

Randonnées

Forte influence de la capitale

8 Franciliens sur 10 ont pratiqué au moins un loisir à Paris (78%). Cette emprise de la capitale varie selon le type de loisirs, notamment pour les sports beaucoup moins pratiqués à Paris. Le département affichant le taux de pratique le plus élevé (41%) est ensuite la Seine-et-Marne alors que c’est dans le Val-d’Oise et en Essonne que ce taux est le plus faible (23%).

On pratique davantage :
  • De loisirs culturels à Paris (musées, monuments, expositions, spectacles, concerts), de loisirs créatifs et de foires/salons, discothèque/clubbing
  • De sports et de sorties en Petite Couronne (seul loisirs culturel du top 10 : médiathèques/bibliothèques, dans les Hauts-de-Seine)
  • D’une palette d’activités diverses en Grande Couronne : pas de loisirs créatifs mais des sports, des sorties et des loisirs culturels (notamment découverte de villes ou villages pour tous les départements de Grande Couronne ainsi que visite de monuments/châteaux pour la Seine-et-Marne et les Yvelines).
Foires et salons

Des flux de déplacements générés par certaines activités

Logiquement, on s’aventure plus loin dans le cadre d’une activité ponctuelle que lorsqu’on se consacre à un loisir que l’on pratique régulièrement. Ce sont les sorties qui génèrent le plus de déplacements : au sein du département de résidence, dans quelques départements limitrophes et à Paris. De la même façon, les loisirs culturels sont d’abord pratiqués au sein du département de résidence, mais aussi à Paris et dans quelques départements limitrophes. En revanche, les loisirs créatifs incitent moins les Franciliens à se déplacer : ces activités sont principalement pratiquées dans le département de résidence et à Paris. Quant aux loisirs sportifs, on s’y consacre principalement au sein même de son département de résidence.

Les flux de loisirs générés par les sorties des habitants des Yvelines (en %)
Les flux de loisirs générés par les sorties selon qu’on habite dans les Yvelines (en %)

Lecture : 88% des habitants des Yvelines font des sorties au sein de leur département. 57% des habitants des Yvelines font des sorties à Paris 

Les flux de loisirs générés par les sorties des habitants de Paris (en %)
Les flux de loisirs générés par les sorties selon qu’on habite Paris (en %)

Très bonne notoriété du forfait Navigo

Concerts festivals

Près de la moitié des Franciliens (44%) possèdent un forfait Navigo. 70% des Franciliens ont connaissance du dispositif de dézonage du forfait Navigo. Le dispositif est utilisé par 77% des possesseurs de forfaits (et davantage encore chez les moins de 35 ans), au moins une fois par mois pour près de la moitié (46%). En outre, cela incite 50% des Franciliens qui connaissent le dispositif de dézonage à découvrir plus de loisirs dans la région (surtout les jeunes, ceux qui ont des enfants au foyer, les Parisiens et les CSP-).



5. Quelle perception de l’offre de loisirs de la région ?

Villes et villages

Une perception hétérogène de l’offre départementale

L’offre de loisirs du département de résidence est globalement appréciée : ce sont les Parisiens qui en sont les plus satisfaits (avec une note moyenne de 7,7) devant les Hauts-de-Seine et les Yvelines. Les habitants du Val-de-Marne et de Seine-Saint-Denis ont un jugement plus mitigé, avec une note moyenne respective de 6,6 et 6,2 ; ce sont aussi dans ces 2 départements que l’on trouve le moins de Franciliens « ambassadeurs » de la région. De façon plus homogène, l’offre de loisirs de la région satisfait l’ensemble des Franciliens avec des notes variant de 7,7 à 7,4. Les résidents du Val-de-Marne lui accordent même la note maximale, avec les résidents des Hauts-de-Seine, devant les Parisiens. La variété des activités est la principale force de la région, les 2 faiblesses les plus marquées étant l’affluence sur les lieux de loisirs et les prix des activités.

Plus de la moitié des Franciliens ambassadeurs de la région

Spectacle danse théatre

53% des Franciliens ont en effet fait visiter la région Ile-de-France à leurs amis ou à leur famille durant les 12 derniers mois. Pour plus du quart (28%), il s’agit d’1 ou 2 opportunités de visites tandis qu’un quart ont « joué les guides » à plus de 2 reprises. Les trois quarts environ (74%) ont fait visiter Paris, 28% les Yvelines et 26% la Seine-et-Marne. Ce sont les résidents de Petite Couronne qui font le moins visiter leur propre département.
Les Franciliens sont par ailleurs très nombreux à recommander la région à un tiers pour son offre de loisirs (92%) ; les moins enclins à le faire sont les habitants de l’Essonne, de Seine-Saint-Denis et du Val-d’Oise, les scores tournant cependant autour de 89%.

Le secteur des loisirs à Paris Ile-de-France : des enjeux en termes d’offre, de promotion, de communication… et d’appropriation du territoire et de ses richesses par ses habitants
Opportunités
  • Pratique de loisirs en Ile-de-France pour la quasi-totalité des Franciliens
  • Un état d’esprit incitant à profiter de ses proches et de la vie
  • Forte implication de certains Franciliens dans leurs loisirs
  • Une aspiration à un comportement malin  pour optimiser la pratique des loisirs et la place essentielle des technologies  digitales
  • Reconnaissance par les Franciliens de la variété et de la qualité des activités offertes.
Menaces
  • Les prix : limitant l’accès aux loisirs des foyers au niveau de vie moins élevé et représentant un frein pour la pratique des loisirs en général
  • Une stabilité envisagée du budget consacré aux loisirs dans le futur
  • Une pratique des loisirs limitée pour certaines catégories de Franciliens, notamment celles des retraités. 
Forces
  • Une région appréciée par les Franciliens qui contribuent à son rayonnement en jouant le rôle d’ambassadeurs
  • Un centre parisien très attractif pour la pratique de loisirs
  • Des facilités d’accès en voiture ou en transports en commun reconnues
  • Un dispositif de dézonage du forfait Navigo qui incite les Franciliens à découvrir d’autres loisirs dans leur région.
Faiblesses
  • Un déséquilibre de certains types de loisirs et de certains types d’équipements selon les départements
  • La cherté perçue des loisirs
  • L’affluence sur les lieux de loisirs
  • Un déficit d’accessibilité pour les publics spécifiques.

Méthodologie : interrogation en ligne, par Ipsos, du 2 au 9 septembre 2014, de 2 000 Franciliens âgés de 18 ans et plus, sur la base d’un questionnaire d’une durée moyenne de 25 mn. Une première étude a été réalisée en 2012-2013, sur le même sujet.


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